MOTION du Parti de Gauche et de l’UOPC

Conseil Municipal du 19 juin 2013

 

 

Mourir trop tôt pour des idées :

Le procureur de Paris en charge de l’enquête ouverte suite à la mort de Clément Méric a donné des informations qui confirment ce que nous sommes nombreux à dire depuis le drame.

Clément a bien été assassiné par des militants liés aux Groupes d’extrême droite JNR (jeunesses nationalistes révolutionnaires) qui lui ont porté plusieurs coups mortels. Le coupable est un homme déjà connu des services de police pour port d’armes.

 

Comme nous le demandons, le gouvernement vient d’annoncer qu’il allait engager une procédure de dissolution de groupes fasciste JNR tant il semble évident que l’idéologie de ce groupe et son exaltation permanente de la violence, portent une responsabilité dans la mort de Clément. Il était temps. Mais, il est regrettable qu’il ait fallu la mort d’un jeune homme pour que cette mesure soit prise.

 

L’activité néfaste et anti républicaine de ce groupe xénophobe était pourtant connue depuis longtemps. C’est donc en toute connaissance de cause que Marine Le Pen s’est déjà rendu dans le local de son dirigeant pour une soirée, a dîné avec lui, l’a salué sur le marché d’Hénin Beaumont lors de la campagne législative de 2012.

En effet, le groupuscule JNR a été créé en 1987 par un dénommé Serge Ayoub. Ce mouvement, réputé pour sa violence à l’égard des immigrés et des antifascistes, fut appelé à nourrir les rangs du service d’ordre du FN dans les années 1990.

 

Sur le marché d’Hénin Beaumont en date du 1er juin 2012,  une quinzaine de « gros bras » distribuait un tract.

Ayoub, à l’époque dans les colonnes de Marianne disait :

 « Nous avons su qu’il y avait le marché d’Hénin-Beaumont ce vendredi et comme il y a une configuration particulière ici, c’était l’occasion pour nous de venir parler aux gens et leur distribuer notre tract pour qu’ils sachent qui nous sommes, » soulignant qu’il était idéologiquement « proche de Marine Le Pen » même si « elle est une candidate du système » qui ne va pas « assez loin sur les réformes sociales à conduire en France ».

 

Les mensonges de Mme Le Pen sont donc clairs : le FN a des relations avec les JNR.

Aucun grand média n’a jugé utile de rappeler ces faits aisément accessibles. Les médiacrates artisans de la dédiabolisation du FN se sont au contraire employé à nier la responsabilité politique de l’extrême-droite dans ce meurtre. Certains ont même commencé à banaliser les JNR, mouvement fasciste bientôt dissous, en invitant son leader sur leur antenne.

 

Il ne faut pas se contenter de dissoudre ce groupuscule d’extrême droite, mais aussi tous les autres.

De même qu’il faut interdire la reconstruction d’autres groupes en plaçant sous surveillance les individus déjà condamnés comme le sont les Ultra interdits de stades  lors des matchs de Football.

 

Pour terminer, il est lamentable de faire l’amalgame entre l’extrême droite et l’extrême gauche. Entre autres, Jean François Copé qui veut dissoudre les groupes d’extrême gauche.

 

Les seuls groupes d’extrême gauche que nous connaissons c’est Lutte Ouvrière et le NPA et il semble que leurs militants  n’ont jamais agressé ni assassiné qui que  se soit. D’autant que M. Copé  est un peu « border line » avec son petit pain au chocolat.

 

Il nous faut aujourd’hui une mobilisation et une vigilance accrue de tous les démocrates et républicains. Nous voudrions exprimer notre solidarité à la famille ainsi qu’aux proches de Clément.

Nous voudrions juste les assurer qu’en ayant écrit ses quelques lignes, nous pensons à eux. Clément est mort parce que des « types » dans notre pays sont capables de tuer à cause d’opinions différentes des leurs.

Lors des rassemblements, une dame serrait dans ses mains des roses blanches recouvert d’un drapeau et dit : « c’est le cri du cœur d’une militante de gauche mais surtout celui d’une maman en colère ».  Clément avait ses idées, elles devaient être respectées.     

En attendant, un jeune homme est mort trop tôt.

 

ADIEU clément, chacun à notre niveau, nous continuerons le combat       

 

 

 

Pour le Parti de Gauche                                                     pour l’UOPC

Corinne Taté                                                                       Charline Drazinski